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FO Nord Est

Le Blog du Syndicat F.O des Employés et Cadres du Credit Agricole du Nord-Est

40 ans, c'est déjà trop !!!

RÉFORMES DE 1993, 2003 et ….2010 ?


Depuis l’instauration de la retraite à 60 ans en 1983, deux "réformes" sont venues bouleverser le système. En 1993, le Premier ministre de l’époque, Édouard Balladur, profite de l’été pour durcir le régime des salariés du privé en augmentant la durée de cotisation (de 37,5 à 40 ans) et le nombre d’années servant à calculer le montant de la retraite (les 25 meilleures années à la place des 10). Ces mesures provoquent une baisse, à terme, de 20% du niveau des retraites. Cette seule «contre-réforme», conjuguée à l’indexation des coefficients sur les prix –au lieu des salaires– conduit à reprendre l’équivalent de 10% de la masse des prestations aux retraités, chaque année !


En 2003, la loi Fillon étend l’allongement de la durée de cotisation aux fonctionnaires. Elle va aussi plus loin en instaurant une augmentation automatique de la durée de cotisation en fonction de l’augmentation de l’espérance de vie: 40 ans en 2008, 41 ans en 2012 et vraisemblablement 41,5 ans ensuite. Elle taxe et supprime également les préretraites, qui  permettaient aux salariés de certaines branches d’arrêter de travailler avant 60 ans avec le maintien d’une partie du salaire par l’entreprise. Pour faire avaler la pilule, le gouvernement promet que la pénibilité des métiers sera prise en compte et permettra à ceux qui ont exercé des métiers difficiles de partir plus tôt. Il s’engage également à ce que les salariés qui ont commencé à travailler jeunes puissent partir avant 60 ans s’ils ont suffisamment cotisé. Sept ans plus tard, la question de la pénibilité n’a pas avancé concrètement d’un centimètre et le dispositif des carrières longues a été durci récemment pour intégrer l’allongement à 41 ans et réduire le nombre de bénéficiaires…

 

Mise en scène d’une faillite prétendue, prévisions et chiffres alarmants pour conditionner l’opinion publique et la convaincre d’accepter des sacrifices, les réformes de 1993 et de 2003 ont bien des points communs. Mais elles n’ont rien résolu puisque à nouveau la réforme annoncée pour 2010 reprend les mêmes thématiques, aggravées par les effets de la crise économique.

 

Au final, les salariés et les retraités du privé et du public doivent encore et encore subir le coût de ces «réformes» et les restrictions qu’elles induisent: recul de l’âge de la retraite au- delà de 60 ans, nouvel allongement de la durée de cotisation, et tout cela sans que les problèmes de financement soient résolus puisqu’ils proviennent non pas des  systèmes de retraite, mais d’une économie de plus en plus inégalitaire et spéculative.

 

 

 

Les 7 erreurs…

 

1 - On vit de plus en plus vieux, c’est normal de travailler plus longtemps.


Emoticon.jpgNon, car si on vit plus longtemps, c’est aussi parce que l’on n’est plus obligé de travailler et de s’épuiser jusqu’au bout!

 

 

 2 - Le système de retraite est inégalitaire.


Emoticon.jpgNon, c’est le système économique qui génère des inégalités : inégalités Hommes/Femmes au travail sur les salaires, la précarité, la responsabilité professionnelle…

 

 

 3 - Le système français par répartition est trop compliqué : trente-huit régimes différents.

 

Emoticon.jpgMais au Royaume-Uni, le système par capitalisation est constitué de plus de trois cent cinquante fonds de pension qui, souvent avec la crise financière, conduisent à la ruine l’épargne des salariés !

 

 

 4—1990 : 9,5 millions de retraités, 2030 : 21 millions de retraités.

 

Emoticon.jpgC’est la spéculation financière qui est un poids mort pour l’économie, pas les retraites : les pensions sont réinvesties dans l’économie parce que les retraités consomment, comme tout salarié (alimentation, transport, tourisme…), générant une activité locale productive d’emplois, et contribuent à l’impôt (sur lerevenu et TVA).

 

 

 5—Quatre actifs cotisaient pour un retraité en 1960, deux actifs pour un retraité en 2010.

 

Emoticon.jpgMais entre-temps, la productivité du travail a augmenté de l’ordre de 3 % en moyenne par an, autrement dit un salarié
produit 3 % en moyenne de richesses supplémentaires chaque année.


 

 6—Retraites : un coût qui augmente.

 

Emoticon.jpgLes plus de 60 ans représentent aujourd’hui 22 % de la population, quand les pensions représentent 13 % du PIB
(ensemble des richesses produites).

 

 

7—Dans plusieurs pays d’Europe on part plus tard en retraite.

 

Emoticon.jpgMais il y a un transfert vers l’invalidité, qui représente environ 14 % des dépenses de prestations sociales en Suède et au Danemark, 13 % en Finlande, 9 % au Royaume-Uni, contre 6 % en France.

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